L'aide : un partenariat au service de la coopération au développement

La réduction de la pauvreté est devenue un thème politique plus intégré et certains pays européens font preuve d’un leadership politique qu’il convient de saluer. L’agenda officiel commun, incarné par la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l'aide, exclut toutefois une série de facteurs qui devraient être au cœur de tout débat sur le développement. La Déclaration de Paris postule en effet que toute croissance économique réduira la pauvreté ; elle renforce ainsi une vision restreinte de l’approche développementale, qui oublie les corrélations entre l’aide et une multitude de défis développementaux comme l’annulation de la dette, un environnement durable, des accords commerciaux plus équitables, etc.

La CIDSE salue les efforts accomplis par certains bailleurs officiels afin d’améliorer l’efficacité et l’acheminement de leur aide. Les bailleurs et les pays bénéficiaires doivent néanmoins entrer dans une nouvelle ère de relations en matière d’aide, de commerce et de dette. Des relations où les pays pauvres et les populations démunies auraient davantage voix au chapitre des grandes décisions qui affectent leur vie et leur économie.

Les organisations membres de la CIDSE s’emploient à illustrer un authentique partenariat et à honorer leurs engagements et obligations mutuelles. Elles entendent faire un suivi des promesses d’augmentation qualitative et quantitative de l’aide faite par l’UE et sur l’impact réel de l’Union européenne en tant qu’acteur de développement dans les pays du Sud.

La CIDSE travaille sur diverses initiatives importantes, visant à améliorer la qualité de l’aide communautaire et de sa propre aide. Elle tient à ce que la coopération au développement contribue effectivement à réduire la pauvreté, faire respecter les droits humains et promouvoir de la justice.

Efficacité de l'aide


La CIDSE adopte une approche plus large de l’efficacité de l'aide car il ne s’agit pas seulement que l’aide soit effectivement fournie, mais qu’elle ait un impact durable et amorce le changement social.

Coopération avec la société civile


Pour la CIDSE, l’éradication de la pauvreté n’est envisageable que si les gouvernements, les bailleurs et les organisations de la société civile conjuguent leurs efforts. Ces organisations ont un rôle important à jouer, non seulement dans l’acheminement de l’aide,  mais aussi par leurs apports en termes d’expertise locale et de dialogue permanent avec le monde politique.

Aide européenne


La CIDSE pense qu’il faut essayer de définir les rôles exacts de l’ aide communautaire et de la CE en tant que donateurs. Elle gardera donc un œil sur leur promesse d’éradication de la pauvreté et sur leur impact en tant qu’acteurs de développement dans le Sud.

Aide publique au développement


La CIDSE s’efforce, par son action de plaidoyer, d’influencer la politique d’APD aux niveaux national, régional (UE) et multilatéral (ONU, OCDE et institutions de Bretton Woods) car elle estime que l’aide doit s’inscrire dans une large vision du développement, basée sur une notion forte du bien commun et de communautés maîtres de leur développement.