Déclaration des communautés religieuses à icard+20

Le CIDSE, en collaboration avec le Conseil oecuménique des Eglises, Association interculturelle Laudato Si' (Luxembourg), Caritas Internationalis et CÉLAM, le Conseil épiscopal latino-américain et caribéen a publié une déclaration à Carthagène, en Colombie, à l'occasion de la Conférence internationale sur la réforme agraire et le développement rural (ICARRD+20).
La déclaration est ouvert aux signatures à travers cela lien.
Date limite pour les signatures des organisations : 31 mars 2026.
Cette déclaration appelle les gouvernements, les institutions internationales et la communauté mondiale à prendre des mesures sur les 9 points suivants :
- Responsabilité d'entreprise : Mettre en place des mécanismes internationaux contraignants pour encadrer les sociétés transnationales
responsables des violations des droits de l'homme et des dommages environnementaux sur l'ensemble de leur territoire
chaînes de valeur mondiales - Reconnaissance constitutionnelle des droits fonciersInscrire le droit humain à la terre dans les constitutions nationales et les cadres juridiques, en reconnaissant les systèmes de propriété foncière collective et coutumière parallèlement aux modèles de propriété individuelle.
- Programmes de réforme agraire globaleAdopter et mettre en œuvre des politiques publiques contraignantes pour une redistribution équitable des terres qui donnent la priorité aux agriculteurs sans terre, aux femmes, aux jeunes et aux communautés autochtones, avec le soutien de
Des ressources techniques et financières adéquates sont indispensables. Le succès de ces programmes doit être mesuré par des indicateurs concrets et vérifiables, tels que le nombre d'hectares effectivement redistribués aux communautés et le volume de produits alimentaires locaux, et non pas uniquement par les budgets alloués ou les politiques élaborées. - Élimination de la spéculation foncièreCondamner la financiarisation de la création en établissant des garanties juridiques solides : contre la financiarisation des terres agricoles, des restrictions sur les investissements spéculatifs qui traitent les terres vitales comme un simple actif, et une réglementation des acquisitions foncières à grande échelle.
- Soutien à la transition agroécologiqueRéorienter les subventions agricoles de l'agriculture industrielle vers des pratiques agroécologiques qui améliorent la biodiversité, la santé des sols et la résilience climatique, tout en assurant des moyens de subsistance dignes aux agriculteurs et aux éleveurs.
- Financement communautaire directCréer des mécanismes de financement accessibles, notamment un financement climatique direct, qui apportent un soutien direct aux organisations de base, aux coopératives et aux communautés engagées dans la production alimentaire durable et la gestion des terres.
- Gouvernance participativeGarantir une participation significative et inclusive des communautés concernées — en particulier les femmes, les jeunes et les peuples autochtones — à tous les processus politiques liés à l’agriculture, à l’utilisation des terres et aux systèmes alimentaires.
- Lien entre la gouvernance foncière et la gouvernance des régimes d’eau : S’inspirant des Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers fonciers, des pêcheries et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (VGGT), accélérer les processus relatifs aux régimes fonciers liés à l’eau et contribuer à un appel mondial à l’action liant les régimes fonciers fonciers et les régimes fonciers liés à l’eau dans le cadre post-ICARRD+20, notamment par le biais du CSA (Comité sur la sécurité alimentaire mondiale).
- Protection des défenseurs des terres et de l'environnementMettre en œuvre des protections juridiques solides pour les défenseurs des droits humains travaillant sur les questions foncières et environnementales, et mettre fin à l'impunité pour les violences commises contre les dirigeants ruraux.
communautés.
L’heure des changements progressifs et des demi-mesures est révolue. Nous aspirons à une restauration profonde du pacte entre l’humanité et la Terre. La justice ne peut attendre. Nous appelons toutes les personnes de conscience à se joindre à nous pour promouvoir des politiques transformatrices qui placent les droits humains, l’intégrité écologique et le bien-être des générations futures au cœur des politiques alimentaires et foncières mondiales. L’avenir de notre…
L’avenir de notre planète et le bien-être des générations futures dépendent du courage dont nous faisons preuve aujourd’hui.
Informations Complémentaires
– Un cri du Sud global pour une réforme agraire intégrale, Message du Conseil épiscopal latino-américain et caribéen (CELAM) à l'occasion d'ICARRD+20. (EN - ES)
– Le message du CELAM et la déclaration des communautés religieuses ont été officiellement lancés le 25 février lors d'une conférence de presse co-organisé par CÉLAM, SECAM, FABC, le Caritas pastorale sociale colombienne, le Archidiocèse de Carthagène et CIDSE.
- Cliquez sur ICI pour en savoir plus sur les activités du CIDSE lors de la conférence ICARRD+20 en Colombie.
Contact CIDSE :
Manny Yap, chargé de mission en matière de politiques alimentaires et foncières (yap(at)cidse.org)
Contact du Conseil œcuménique des Églises :
Dinesh Sun, responsable de programme pour le plaidoyer en faveur des terres, de l'eau et de l'alimentation, (Dinesh.Suna(at)wcc-coe.org)
Contact CELAM :
César Piscoya, Asesor CELAM-CEPRAP, (ceprap.asesor1(at)celam.org)
Contact Caritas Internationalis :
Musamba Mubanga, responsable principal du plaidoyer de Caritas Internationalis, (mubanga(at)caritas.va)
Illustration de la couverture: offrande lors de la messe à Carthagène pendant la conférence ICARRD+20. Février 2026. Crédit CIDSE.

