Mettre en œuvre le CSDDD : un guide pour sa transposition nationale – CIDSE

Mettre en œuvre le CSDDD : un guide pour sa transposition nationale



Dans le cadre d'une coalition d'organisations de la société civile, le CIDSE publie un nouveau guide pour aider les États membres de l'UE à transposer la directive sur le devoir de diligence en matière de durabilité des entreprises (CSDDD) en une législation nationale solide.




Présentation
Le Directive sur la diligence raisonnable en matière de durabilité des entreprises (CSDDD) Cette directive exige des grandes entreprises qu'elles vérifient l'intégralité de leur chaîne d'approvisionnement afin d'identifier les risques pour les personnes et l'environnement, et qu'elles corrigent les anomalies constatées. Elle diffère de la directive pour laquelle la société civile s'est battue. Les pressions politiques et économiques ont affaibli des dispositions essentielles avant même qu'un seul État membre ne l'ait transposée en droit national. Elle demeure néanmoins un outil juridique précieux qu'il convient de défendre. Les États membres de l'UE ont jusqu'au 26 juillet 2028 pour transposer la CSDDD en droit national.Ce processus permettra de trancher une question très concrète : celle de savoir si un travailleur ou une communauté lésé par une entreprise peut réellement obtenir justice et réparation, ou si le système reste biaisé contre lui.

Qu'y a-t-il dans le guide
Le guide décrit ce à quoi ressemble une transposition ambitieuse et efficace, avec des recommandations prioritaires pour les États membres de l'UE, notamment :

  • diligence raisonnable efficace et continueLes entreprises doivent considérer la vérification préalable comme un processus continu, et non comme un formulaire rempli une fois pour toutes et oublié.
  • Responsabilité civile et accès à la justiceLes personnes lésées par une entreprise devraient pouvoir la tenir responsable et obtenir réparation.
  • Des autorités de surveillance indépendantes et dotées de ressources suffisantesLes organismes chargés de l'application de la loi ont besoin des compétences, du personnel et des pouvoirs nécessaires pour enquêter et agir efficacement.
  • Engagement significatif des parties prenantesLes travailleurs et les communautés touchées doivent être consultés selon des modalités contraignantes, et non symboliques.
  • Des plans de transition climatique qui tiennent leurs promessesLes entreprises devraient être tenues d'adopter et de mettre en œuvre des plans qui entraînent de véritables réductions d'émissions, et non de simples formalités administratives.
  • Alignement avec les normes internationalesLes règles nationales devraient refléter le consensus mondial existant, notamment les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales et les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme



COMPLÉMENT D’INFORMATION

Auteurs: Coalition européenne for Corporate Justice, Frank audacieux, Anti-Slavery International

Autres contributeurs à cette publicationAmnesty International, Business and Human Rights Centre, CIDSE, Clean Clothes Campaign International Office, Centre européen pour les droits constitutionnels et humains, Les Amis de la Terre Europe, Global Witness, Human Rights Watch, Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ShareAction

La publication sera officiellement lancée à Strasbourg le 17 septembre 2026 lors d'un événement événement organisé dans le cadre du Forum régional des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l'homme organisé par le Conseil de l'Europe.

Contacts:
CIDSE : Susana Hernández Torres, responsable de la réglementation des entreprises (hernandez(at)cidse.org)
ECCJ : Alice Poiron, chargée de communication (alice.poiron(at)corporatejustice.org)

Illustration de couverture : Guide de transposition de la couverture. Crédit : ECCJ

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