Événement

Impact de l'exploitation minière au Guatemala


Détails de l'évènement


7e session du Traité contraignant des Nations Unies – Événement parallèle virtuel via Zoom
05:15 Guatemala, 12:15 UK, 01:15 Genève/Bruxelles

PRE-INSCRIPTION EST REQUIS ICI

Langues: Anglais espagnol

Panneau
  • Giuseppe Cioffo, CIDSE
  • Doppler Flurina, Réseau de solidarité suisse avec le Guatemala (GN)
  • Témoignages de communautés touchés par la mine FENIX
  • Hector Reyes, directeur, Centro Para la Acción Legal en Derechos Humanos (CALDH) de Guatemala
  • François Mercier, Fastenopfer
Contexte 

En 2020, plus de 1,000 2014 cas d'attaques contre des défenseurs des droits humains ont été documentés au Guatemala, dépassant l'année 820 considérée comme la plus violente pour la défense des droits humains dans le pays, où 1 actes de violence ont été enregistrés.[2] La répression contre la population autochtone et les défenseurs des droits humains autochtones, qui a été dénoncée par des experts des droits humains de l'ONU, est particulièrement préoccupante.[XNUMX]

Le système judiciaire guatémaltèque est largement reconnu comme étant en proie à la corruption et à l'impunité. Réagissant aux récentes menaces contre des juges de haut rang, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur l'indépendance des juges et des avocats a déclaré : .”[3] Dans ce contexte, il s'est avéré impossible pour les personnes affectées par les industries extractives de se voir garantir un procès équitable dans leur pays.

À El Estor, dans le nord-est du Guatemala, une mine de nickel nommée FENIX est une menace pour l'homme et l'environnement depuis des années. La population autochtone vivant autour de la mine proteste depuis des années contre les impacts environnementaux et sociaux négatifs de la mine, et contre la répression et la criminalisation à laquelle elle est confrontée.

La mine FENIX est gérée par 2 filiales du groupe suisse d'investissement SOLWAY. Sur son site Internet, SOLWAY présente la mine FENIX comme un projet moderne et réussi, et comme un « employeur et voisin responsable » investissant dans la protection de l'environnement et le développement communautaire.

Les rapports reçus des communautés locales montrent une image différente : depuis des années, il y a des conflits autour des activités minières et la population locale Maya Q'eqchi' - qui vit traditionnellement en étroite relation avec la nature - voit ses moyens de subsistance menacés. Selon les témoignages, l'environnement est pollué et les droits de l'homme sont bafoués. Les populations autochtones locales se sont vu refuser le droit à une consultation équitable conformément à la convention 169 de l'OIT, comme la Cour constitutionnelle l'a récemment confirmé. Bien que la mine ait reçu l'ordre de cesser ses activités par décision de justice l'année dernière, elle serait toujours en activité. Un dialogue sur un pied d'égalité entre les communautés et l'entreprise ne pourra jamais avoir lieu.

Le cas FENIX illustre la lutte des communautés pour défendre leurs droits humains, environnementaux et spirituels et la absence de recours efficace et de justice. Il démontre clairement :

  • l'insuffisance des mécanismes volontaires,
  • l'importance d'une réglementation contraignante des sociétés transnationales,
  • la nécessité d'une responsabilité extraterritoriale pour garantir l'accès à la justice au niveau international.

Les conférenciers à cet événement présenteront la situation actuelle au Guatemala et plaideront en faveur d'un traité des Nations Unies fort qui permettra l'accès à la justice pour les communautés affectées, une meilleure protection des défenseurs de l'environnement et des droits humains, et mettra fin à l'impunité des entreprises. S'appuyant sur les appels lancés par les communautés et les chefs religieux à l'échelle mondiale[4] et sur l'engagement récent de l'Union européenne en faveur d'une initiative législative sur le devoir de diligence tout au long de la chaîne d'approvisionnement, il existe un élan croissant et le besoin international d'un instrument juridiquement contraignant sur les entreprises et les personnes droits.

Contacts pour plus d'informations:
– François Mercier, Fastenopfer (mercier(at)fastenopfer.ch)
– Juan Carlos Gazol, CAFOD (jgazol(at)cafod.org.uk)

  Cet événement est co-fondé par l'Union européenne.  Le contenu relève de la seule responsabilité des organisateurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant le point de vue de l'Union européenne. 

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[1] https://udefegua.org/download/file/fid/5995
[2] https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27343&LangID=E
[3] https://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=27254&LangID=E
[4] En réponse à cette situation et inspirés par l'appel du Pape François, plus de 230 évêques catholiques du monde entier ont signé un déclaration internationale pour arrêter les abus des entreprises et garantir la solidarité mondiale.